En France, les femmes sont toujours payées 22 % de moins que les hommes !
Si les stéréotypes et le partage inégal des tâches pèsent lourd, l’opacité des salaires reste un obstacle majeur à l’égalité.
Adoptée le 10 mai 2023, la directive européenne sur la transparence salariale vise à renforcer l’application du principe « à travail égal, salaire égal ». L’objectif est de briser l’opacité des rémunérations pour révéler et éliminer les partis pris sexistes.
Ce qui va concrètement changer pour vous :
– La fin du secret à l’embauche : l’employeur devra afficher une fourchette de salaire sur ses offres et n’aura plus le droit de vous interroger sur votre rémunération passée.
– L’accès à l’information : chaque salarié·e pourra demander le niveau de rémunération moyen par sexe, pour les collègues effectuant un travail de même valeur.
– L’inversion de la charge de la preuve : si vous contestez un écart, ce sera à l’employeur de prouver qu’il n’y a pas eu de discrimination.
Où en est la France ? La transposition (l’intégration de la directive dans la loi française) est obligatoire d’ici le 7 juin 2026. Pourtant, la France accuse déjà un retard inquiétant et le gouvernement prévoit désormais une application pour janvier 2027.
Cette transposition devra être plus ambitieuse que le cadre fixé par l’Union européenne, pour réellement protéger l’ensemble des travailleuses, et mettre fin aux inégalités structurelles d’accès aux revenus.