L’affaire Lyhanna et les révélations récentes sur les violences commises dans le périscolaire ont eu un fort retentissement médiatique, mais elles ne sont pas des exceptions. Elles s’inscrivent dans un système de domination qui traverse les familles, les institutions et tous les espaces de socialisation des enfants.
L’inceste, qui constitue la majorité des violences sexuelles commises contre les enfants, est rarement abordé comme un fait social et politique majeur qui structure nos sociétés. Pourtant, il ne peut être dissocié des autres formes de pédocriminalité, qu’il s’agisse de l’exploitation prostitutionnelle des enfants, de la pédocriminalité en ligne ou des violences commises au sein de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Comment repérer ces violences ? Pourquoi sont-elles si souvent minimisées ou ignorées ? Comment mieux protéger les enfants et les mères protectrices lorsqu’elles existent ? Comment accompagner les victimes et prendre en charge les psychotraumatismes, alors que les violences sexuelles subies dans l’enfance constituent le premier facteur de risque de revictimisation sexuelle à l’âge adulte ?
À partir de l’actualité récente, ce FéminisTalk propose une approche systémique de la pédocriminalité afin de comprendre les mécanismes d’un système de domination, d’en analyser les différentes manifestations et d’identifier les réponses nécessaires pour prévenir les violences, protéger et accompagner les victimes et lutter contre l’impunité.
Avec :
• Fanny Prigent, fondatrice et CEO de Nook Care, premier parcours de soin structuré destiné aux adultes ayant vécu des traumatismes dans l’enfance ou l’adolescence.
• Aude Doumenge, responsable du plaidoyer de Face à l’inceste, association engagée pour défendre les droits des enfants et faire reconnaître l’inceste comme un enjeu majeur de protection de l’enfance.
• Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, collectif dédié à la lutte contre les violences faites aux enfants sur les temps périscolaires, qui accompagne les familles, recueille leurs témoignages et porte des recommandations auprès des pouvoirs publics.
Animation : Ursula Le Menn, responsable de la communication d’Osez le Féminisme.